L’intelligence artificielle ne frappe plus à la porte, elle est
déjà dans la pièce.
Des IA pilotent désormais des véhicules en autonomie, parfois sans conducteur à bord, y compris dans des environnements urbains complexes. Certaines génèrent des vidéos réalistes à partir d’un simple texte, composent des morceaux musicaux inédits, ou peignent dans le style de Picasso, Van Gogh … voire inventent un style totalement nouveau.
Elles rédigent des mails, trient des candidatures, optimisent des plannings, anticipent les besoins clients.
Dans les entreprises de services comme les clubs de fitness, son déploiement interroge.
Faut-il s’en inquiéter ? Doit-on y voir une menace pour l’emploi, notamment dans les fonctions support ?
Ou, au contraire, l’IA peut-elle être une opportunité de mieux travailler, de retrouver du sens et de réhumaniser nos métiers ?
L’IA va-t-elle supprimer des postes dans les clubs ?
C’est une réalité : certaines tâches confiées hier à des collaborateurs seront automatisées demain. Et parfois même… dès aujourd’hui.
Dans un club de fitness, les fonctions administratives, la gestion des plannings, les relances d’impayés, les réponses aux questions clients (via chatbots), ou même la présélection de CV sont déjà des tâches «IA-compatibles».
Ce sont souvent des missions répétitives, sans valeur émotionnelle, ni réelle valeur ajoutée humaine.
Est-ce grave ? Pas forcément.
Car ce sont précisément ces tâches qui alimentent l’épuisement professionnel. Selon une étude récente, 70 % des salariés se déclarent en souffrance, car 70 % de leurs missions ne correspondent pas à leur fiche de poste initiale.
Autrement dit, ils passent trop de temps à faire autre chose que leur vrai métier.
L’IA ne commence donc pas par supprimer l’emploi.
Elle commence par supprimer ce qui fatigue, ce qui encombre, ce qui ralentit.
Elle libère du temps pour créer imaginer, innover et retrouver la richesse humaine.
Et si cette révolution technologique était une chance ?
Dans le secteur du fitness, la relation humaine est centrale.
Ce que veulent les adhérents, ce n’est pas une machine qui les scanne, c’est un coach qui les écoute, les motive et les accompagne.
L’IA peut justement libérer du temps pour revenir à cette mission première : le contact, l’écoute, la personnalisation.
Alors oui, elle sera plus «intelligente», dans le sens de « plus parfaite », dans ses préconisations qu’aucun coach ne le sera jamais.
Elle possède dans ses algorithmes toutes les recherches du monde, tous les ouvrages sur presque tous les sujets.
Impossible de rivaliser.
Elle deviendra experte pour corriger un squat ou détailler un burpee.
Mais, imaginez un coach qui peut, en un clic, accéder à l’historique des performances, à son niveau de satisfaction, à ses habitudes de fréquentation.
Ou un conseiller qui sait, grâce à une IA, et simplement en entrant le nom, le prénom d’un prospect, quel sport il affectionne, quels revenus il perçoit, sa structure familiale, son appétence pour la cuisine ou pour la natation …
L’IA va chercher toutes ces informations disponibles en ligne pour affiner son approche.
Il saura quel type de relance fonctionne le mieux selon le profil comportemental.
Moins de tâches mécaniques, plus d’attention ciblée.
L’IA ne remplace pas l’humain : elle augmente ses capacités.
Un nouveau rôle pour les managers
Pour les managers de clubs, cela suppose une évolution de posture : moins de paperasse, moins d’administration et plus de leadership humain.
Dans ce nouveau paradigme, le manager n’est plus celui qui vérifie, organise ou reporte , il devient celui qui inspire, forme et fait progresser.
Si l’IA fait gagner du temps , la vraie question est à quoi allons-nous consacrer ce temps libéré ?
– Accompagner les équipes
– Améliorer l’expérience client
– A former, à faire progresser, à inspirer
Ce que l’IA ne saura jamais faire ? Donner du sens, créer du lien, faire naître la motivation, et ça, c’est votre rôle !